Retour de Devika Menon du projet de mobilité EXTREME

Programme de mobilité à l'UMR AMAP de Montpellier.

Le programme de mobilité, mené du 1er octobre 2025 au 31 janvier 2026 à l'UMR AMAP (Montpellier), a permis le développement et la mise en œuvre de pratiques scientifiques rigoureuses pour le traitement de vastes ensembles de données sur la croissance des arbres et le climat, ainsi que de méthodes analytiques avancées visant à mieux comprendre les sensibilités au changement climatique au niveau des communautés et des espèces. Les travaux se sont concentrés sur la distinction des réponses et de la résilience de la croissance des arbres face aux extrêmes secs et humides dans les forêts tropicales indiennes.

Un cadre causal basé sur les graphes acycliques dirigés (DAG, fig. 1) et la modélisation causale structurelle a été développé pour guider la construction d'une série de modèles bayésiens à plusieurs niveaux. Ce cadre a permis de prendre explicitement en compte les voies causales, de confusion et de collision, ainsi que les risques associés de biais de surcontrôle, de confusion et de collision, permettant ainsi un test robuste et une quantification de l'incertitude, ainsi qu'une estimation des effets causaux des anomalies de sécheresse et d'humidité sur la croissance des arbres simultanément aux niveaux individuel, de l'espèce et de la communauté.

Bien que certaines analyses finales soient encore en cours, les principaux résultats obtenus à ce jour indiquent que les deux extrêmes du stress hydrique ont des effets néfastes sur la croissance des arbres et, par conséquent, sur la productivité forestière. Les effets des extrêmes secs et humides ne sont toutefois pas symétriques, car si les deux entraînent une réduction de la croissance des arbres (fig. 2), l'ampleur et la cohérence des réponses de croissance diffèrent entre les extrêmes climatiques secs et humides, et sont globalement plus marquées pour les extrêmes humides, avec davantage d'espèces vulnérables à ces derniers. Un article est en cours de rédaction afin de publier ces résultats dans une revue scientifique internationale à comité de lecture, car ces résultats apportent de nouvelles perspectives précieuses faisant le lien entre l'écologie des forêts tropicales et l'écologie du changement global.

Je remercie sincèrement le programme de mobilité PEPR d'avoir soutenu cette recherche et d'avoir facilité l'intégration scientifique internationale grâce à la participation à des séminaires et des discussions à l'UMR AMAP. Cette opportunité a non seulement rendu possible le projet EXTREME, mais elle a également facilité le développement de nouvelles idées de projets et de perspectives de recherche supplémentaires, ouvrant la voie à de futures collaborations potentielles. Ce séjour m'a permis de suivre une formation avancée en modélisation quantitative et causale et m'a permis de mener à bien des éléments essentiels de ma thèse de doctorat. Il a également renforcé la collaboration entre l'AMAP et l'Institut français de Pondichéry, contribuant ainsi à un échange international soutenu en matière de recherche.

Responsable du projet : Devika MENON
Responsable au sein de l'établissement d'accueil : David BAUMAN

Cadre conceptuel causal illustrant comment les anomalies climatiques influencent la croissance des arbres.

Cadre conceptuel causal illustrant comment les anomalies climatiques influencent la croissance des arbres. Les anomalies de précipitations et de température ont un effet direct sur la croissance, tandis que le rayonnement solaire agit comme un facteur de confusion influençant à la fois ces variables climatiques et la croissance.

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Réactions des arbres face aux conditions climatiques extrêmes, qu'elles soient sèches ou humides. Ces deux types de conditions extrêmes entraînent un ralentissement de la croissance.

Voir aussi

Version complète du rapport ⇒ PAR ICI